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Les circuits courts : Produire durable et manger local
Face à une demande croissante des consommateurs, à la recherche de produits locaux et de saison, les circuits alimentaires de proximité sont aujourd'hui en pleine croissance dans le secteur agricole. "Le "renforcement" du lien entre les producteurs et les consommateurs constitue l'une des priorités du ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire".

Qu'est ce qu'un circuit court ?
De nombreux travaux le définissent comme un mode de commercialisation des produits agricoles mobilisant au plus un intermédiaire entre producteur et consommateur.
On distingue :

  • la vente directe (du producteur au consommateur), démarche individuelle ou collective de producteurs. La vente s'effectue par le ou les producteur(s) :

- Vente à la ferme,
- Point de vente collectif,
- Marché paysan, marché à la ferme,
- Foires, salons,
- Paniers ....

  • la vente indirecte avec un seul intermédiaire :

- Restauration collective,
- Restaurateurs,
- Commerçant détaillant,
- Grande et moyenne surface...

A l'échelle nationale, 16,3 % des exploitations agricoles font de la vente directe. Cette dernière concerne toutes les filières surtout celles des fruits/légumes, volailles, produits laitiers, viande, charcuterie, vin, miel....
En 2007, les marchés de producteurs concernent plus de 1.000 exploitations et 100.000 consommateurs. Les circuits courts ne sont pas nouveaux mais de nouvelles formes naissent et particulièrement la vente par paniers, les marchés paysans, les points de vente collectifs, l'approvisionnement local des cantines scolaires...

  • Les circuits courts : un outil de développement durable pour les territoires

Dans le cadre politique "Agenda 21, plan climat énergie territorial, ScoT, trame verte /trame bleue", le territoire peut conduire une réflexion plus approfondie autour de l'activité agricole : profil des exploitations, connaissance des productions et de leur mode de distribution...
A cet effet, une politique de développement des circuits courts offre aux territoires l'occasion d'apporter des réponses aux enjeux du développement durable :

  • Enjeux sociaux : Les liens entre producteurs et consommateurs sont facilités, permettant ainsi aux agriculteurs de valoriser leur production et leur métier, et de ce fait l'identité d'un territoire.
  • Enjeux économiques : Localement, la structuration des circuits courts permet de contribuer au maintien d'une agriculture locale, d'avoir une meilleure traçabilité. De même, à travers la commande publique, les collectivités peuvent jouer un rôle clé dans le renforcement des filières locales pour l'approvisionnement des cantines scolaires.
  • Enjeux environnementaux :Les produits vendus en circuit court parcourent généralement de faibles distances et nécessitent moins d'emballage et de conditionnement.

"Le "renforcement" du lien entre les producteurs et les consommateurs constitue l'une des priorités du ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire".

Ainsi, "le développement des circuits courts constitue un axe important du programme national pour l'alimentation mis en place par la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche du 27 juillet 2010." Cette mesure répond à une demande croissante des consommateurs à la recherche de produits de proximité et saisonniers.
Dans cette optique, l'Etat se donne pour objectif de recourir, pour l'approvisionnement de ses services de restauration collective, à des produits faisant l'objet de circuits courts de distribution impliquant un exploitant agricole ou une organisation regroupant des exploitants agricoles. L'Etat introduira au moins 15 % en 2010 et 20 % en 2012 de produits saisonniers, produits à faible impact environnemental, produits sous signe d'identification de la qualité et de l'origine ou produits issus d'exploitations engagées dans une démarche de certification environnementale.
La loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche adoptée le 27 juillet 2010 sert de cadre à cette mesure législative.
Parallèlement, une modification des règles de passation des marchés publics est en cours de réflexion afin de permettre à des exploitants agricoles de répondre à des appels d'offre, et ainsi favoriser l'approvisionnement des restaurants scolaires auprès des producteurs locaux.
Dans le cadre de cette réforme des marchés publics, une disposition réglementaire prévoit d'accorder un droit de préférence à l'offre présentée par des exploitants agricoles. Un décret est actuellement soumis à consultation. En attendant, un guide intitulé "la restauration collective : favoriser une restauration collective de proximité et de qualité" à destination des collectivités locales a été élaboré par la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Rhône-Alpes. Cet ouvrage s'attache à conseiller l'acheteur public dans la rédaction de ses appels d'offres.

Il est disponible sur le site de la DRAAF Rhône Alpes.

 
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