Le volume attribué par quotas aux irrigants du département est de l'ordre de
24 millions de m 3, soit :
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3,5 jours à débit moyen du volume d'eau à Pont sur Seine
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ou 80 % du volume prélevé pour l'alimentation humaine sur l'année
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ou 15 % du volume prélevé pour l'usage industriel sur l'année.Mais évidemment le volume d'irrigation est prélevé quand il fait sec, sur 5 mois.
Un enrouleur = un emploi
L'irrigation dans l'Aube est essentiellement une irrigation de cultures légumières, à forte valeur ajoutée. Ainsi, un enrouleur représente certes un volume prélevé de 80 000 m 3, mais il est aussi à l'origine d'un emploi.
Des quotas et des cultures ciblées
La gestion de l'irrigation est à ce jour assurée par des quotas par exploitation calculés à partir des surfaces plantées et du quota par culture. Dans l'Aube, toutes les cultures ne donnent pas droit à attribution de quotas, en particulier le blé.
Nouveaux quotas = baisse de revenus
D'ici quelques années, la gestion de l'irrigation sera assurée collectivement par l'attribution d'un volume « prélevable » par Bassin Versant que les irrigants devront gérer ensemble. Les volumes « prélevables » annoncés sur les trois bassins versants les plus tendus (Barbuise, Herbissonne, Lhuitrelle) sont inférieurs aux besoins de 2,8 millions de m 3. C'est ainsi 1.120 ha de pommes de terre (sur les 5.700 ha du département) qui disparaissent ou encore l'équivalent de 5,6 millions d'euros de marge brute ou encore 35 enrouleurs et donc 35 emplois.
Un article CEMAGREF/INRA affirme que, généralement, les pertes nettes par évaporation sont inférieures à 10 % pour un apport de 30mm ; ces pertes peuvent atteindre 15 % en condition de demande climatique extrême, aussi appelée effet oasis : parcelle irriguée, isolée au milieu de chaumes en été pendant le midi solaire, sans passage nuageux.
Systématiser un arrosage de nuit, contraignant pour l'agriculteur en période de travaux intenses dans les champs en journée, n'est donc pas la solution miracle. A quoi il faut ajouter le surcoût que cela représenterait, puisqu'il faudrait pratiquement doubler les capacités d'irrigation.
Contact :
Sandrine RENAULT, Secrétaire Générale